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Bienvenue sur le site de Jean Claude Bisen.

Comportementaliste – Médiateur

Educateur Canin

Le chien est le premier animal à avoir été domestiqué par l’homme.

Les animaux ne sont pas des machines, ils vivent dans un monde d’émotions, de représentations sensorielles, sont capables d’affection et de souffrances, mais ce ne sont pas pour autant des hommes. Le paradoxe, c’est qu’ils nous enseignent l’origine de nos propres comportements, l’animalité qui reste en nous.

Si nous acceptons de reconnaître que la famille humaine n’est pas un substitut de  » meute  » pour le chien, mais que le chien fait partie de notre unité sociale, alors il est peut être temps de cesser d’infliger ces  » lois de la meute  » dépassées et dégradantes à nos chiens.

Chez les canidés toutes les des recherches récentes ont mis en évidence que l’organisation d’un groupe d’individus (meute) n’est pas un système despotique mais un modèle d’ajustements sociaux. Bien plus complexe que le système despotique qui était ressasser depuis toujours.

 

De plus chez le chien, animal social par excellence cette hiérarchie est fluctuante en fonction des individus rencontrés, des situations vécues et n’a pas de caractère permanent.

Il en découle que la légende urbaine qui prétend qu’un chien est dominant parce qu’il grogne, qu’il montre les crocs à un de ses congénères, ou parce que son maître n’arrive pas à le faire obéir, est totalement faux.

 

Les chiens ne sont pas des copies comportementales des loups

 

« Un chien est un chien et non un loup déguisé en chien »

– Barry Eaton –

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Le chien n’est ni un être humain, ni un primate supérieur capable d’utiliser l’outil.

Dès que nous l’oublions, nous avons toutes les chances de fournir des interprétations très approximatives des causes du comportement canin, voire, très souvent, de nous tromper purement et simplement.

Le chien comme l’homme vit en société, avec ses règles, ses habitudes. et celles-ci ont de surcroit bon nombre d’analogies, comme par exemple, l’existence d’une hiérarchie entre individus, ou la présence de comportements ludiques.

Cependant, différence majeure, le chien, à l’instar des autres animaux, exception faite de certains primates supérieurs, n’adoptera jamais un comportement à la suite d’un raisonnement.

Il a donc besoin de structures

Dans un groupe social il y a toujours:

  • un leader
  • une femelle leader.
  • des adultes mâles et femelles,
  • des chiots et des adolescents qui font leurs apprentissages.

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Le chien sait très bien que nous ne sommes pas un chien, ne serait-ce qu’au niveau olfactif. La hiérarchie n’existe pas entre 2 espèces différentes, il est donc inutile de penser que les chiens essaient de nous dominer.

Que vous mangiez avant ou après votre chien n’a aucune signification pour lui. Que vous franchissiez les portes avant ou après lui, que vous le laissiez dormir sur le lit ou non, qu’il monte sur le canapé ou non n’ont pas plus de significations.

La plupart des problèmes de comportements indésirables que l’on retrouve chez les chiens sont dus à des problèmes de communication et de compréhension entre nos 2 espèces. Le chien ne fait pas de déduction logique. L’homme a la faculté de raisonnement et de compréhension plus grande que celle du chien, à nous d’observer et de chercher à comprendre la raison du comportement.

David Meech, biologiste scientifique qui avait mis en place le concept du mâle Alpha revient sur ses positions après plusieurs années de recherche qui l’ont amené à conclure qu’en fait les loups vivent dans un modèle familial et non dans un modèle hiérarchique.

Le chien a été urbanisé depuis longtemps, il vit aujourd’hui dans un milieu tellement différent de celui de son supposé ancêtre, que ses comportements sont très différents de ceux du loup et peu sont comparables.

Différences notables, les loups n’aboient pas, les femelles ont leurs chaleurs une seule fois par année (comparativement à 2 fois chez la chienne), et le cerveau du chien est beaucoup plus petit que celui du loup…

La hiérarchie entre chiens, est occasionnelle, elle n’est pas fixe et constante. Elle dépend de la situation. Un chien ayant du tempérament et un fort caractère sera considéré comme « dominant au » sein d’un groupe. Alors qu’en réalité il n’aura pas forcément la priorité en fonction des circonstances.

Cependant, il n’est pas dit que le chien ne doit pas être soumis à des règles! Le chien à besoin d’un cadre de vie (règles, environnement). C’est ce cadre qui le sécurise et qui en fait un chien équilibré.

C’est au propriétaire de lui enseigner ce qu’il attend de son chien. Il doit avoir pour son chien un comportement de leader, de guide. Et certainement pas un « dominant ».

Nos chiens passent beaucoup de temps à dormir et quand ils ne dorment pas…. ils nous observent.

Ils sont loin d’être bêtes et ils sont tout à fait capables de comprendre ce que nous désirons comme comportement si nous prenons le temps de le leur enseigner correctement.

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Le chien est un animal social.

Cela veut dire que son équilibre passe par des relations claires et apaisantes avec les membres de son groupe.

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Nos chiens sont dépendants de nous et ils nous font confiance ; nous sommes dans la position du protecteur vis-à-vis d’eux » – Overall

L’apprentissage des codes sociaux permet une économie d’énergie essentielle et une vie en harmonie.

Il suffit de micro-signaux, un regard, une babine qui se retrousse, une posture, pour déclencher la bonne réponse chez le partenaire.

Ces codes s’apprennent jeune et permettent la mise en place des rituels de communication.

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Ce n’est pas parce que le chien est un animal social, qu’il est obligé d’aimer ses congénères.